Entreprenons ensemble équitablement

Association solidaire de produits maraîchers à Bujumbura - BURUNDI.
Commercialisation de légumes produits par les femmes de la colline de Kavumu, selon les principes de l'agriculture raisonnée.


mercredi 20 février 2013

14 janvier: Lancement des travaux de la pépinière


Janvier 2013: Nous démarrons la construction de la pépinière de 30m X 9m60.
Ces gros travaux permettront de cultiver les salades et les tomates "rares" en saison sèche et d'y réaliser les semis en saison des pluies.

Pour réaliser ce chantier, il faudra:
  • 1 camion de gravier et de sable 
  • 4 sacs de ciment 
  • 22kg de fils de fer
  • 10kg de clous
  • des fers à béton
  • 92 madriers
  • 60 chevrons
  • 180 bottes de roseaux pour la toiture
Le tout sera échelonné sur 1 mois et il faudra aller 4X rechercher du matériel, pour en venir à bout des travaux, car le devis calculé était sous-estimé.
Bref, patience et longueur de temps font plus que force ni que rage, Jean de la Fontaine; le lion et le rat. 

14 janvier - 9H: START à la recherche d'un camion pour transporter toutes les marchandises. 

En route vers le marché de Jabé, spécialisé dans le bois: madriers et chevrons.

Direction: le quartier asiatique où l'on trouvera clous, fer à béton, ciment, ...

Les roseaux sont vendus de l'autre côté de la ville, sur la route qui se trouve près de l'aéroport.


15 janvier: Début des opérations sous la direction de Pierre et 3 hommes, venus en renfort.


mardi 19 février 2013

Investissements nécessaires en ce début d'année 2013

Parmi les investissements nécessaires figurent en priorité la construction d’une pépinière, ou plus précisément d’une ombrière de 288 m² qui permet d’abriter des rayons solaires, les légumes les plus fragiles.


En effet, les rayons verticaux du soleil ralentissent fortement la croissance et donc in fine le rendement, pouvant multiplier par 2 le temps de maturité des salades entre le moment du repiquage et celui de la cueillette. Le temps de la repousse des feuilles est également accéléré sous l’effet de l’ombre et permet de récolter des salades durant 1 mois.

Cette pépinière à l’allure d’une paillote corse est indispensable toute l’année, mais encore plus en saison sèche. 

Histoire d'un chantier "à la burundaise":


Tout commence en décembre par la rencontre de 3 charpentiers. Chacun établit son devis, calcule son prix, mesure la superficie, propose des matériaux, estime le nombre de jours de travail.
Les prix varient du simple au double. S'ils s'accordent pour utiliser les mêmes matériaux, la quantité est variable selon le maître d'oeuvre.
Le premier utilisera 30 paquets de roseaux, le second 90 et le troisième ne sait pas.
Le premier utilisera 40 madriers, 30 chevrons, ..., le second ..., le troisième, etc...

3 devis, 3 personnalités différentes, 3 prix et pas un qui m'inspire vraiment.


Finalement, je jette mon dévolu sur Pierre, en raison de son expérience. Il a déjà fabriqué une pépinière de même taille, mais en fer et non en bois.
Il ne parle pas le français et j'ai besoin d'un intermédiaire qui s'exprime en kirundi pour nous comprendre et nous mettre d'accord.

Nous nous entendons sur un devis total qui s'élève à 1.095.000 BIF, ce qui correspond à 542€. Le démarrage du chantier est programmé dès mon retour de Belgique, début janvier.

Expérimentation BIO: lutte naturelle contre l'oïdium de la tomate

A titre expérimental, c'est une centaine de plants de tomates de variétés différentes, emportés de Belgique (roma, coeur de boeuf, noire de crimée, cerise jaune et rouge) qui ont été mis en terre depuis le mois de décembre.
La croissance est variable selon les espèces et l'on peut déjà observer celles qui donneront de beaux fruits et celles qui ne sont adaptées ni au climat, ni au sol.





Les observations quotidiennes des plants de tomates rythment l'apprentissage de l'équipe à l'entretien de ces nouvelles espèces.

S'il est aisé de trouver des tomates au marché de Bujumbura et les sur les bords des routes dans l'intérieur du pays, la culture de ce légume au fruit charnu de la famille des Solanacées n'est cultivé que dans des zones géographiques déterminées.

La tomate ne fait pas partie du trio gagnant cultivé sur parcelle paysanne qui fait la part belle à la culture vivrière, de subsistance constituée de haricots, maïs et manioc.

Autrement dit, tous 3 (les 2 jardiniers qui se transforment progressivement en maraîchers et moi-même), issus de Bujumbura, ne disposons de compétences particulières en matière de culture des tomates. Nous découvrons au fil des observations et du temps, les gestes, attitudes et soins à apporter à ce précieux légume: couper les gourmands, redresser les plants et les fixer aux tuteurs, ...

Aidés de la littérature, de nombreux sites internet, forums et conseils... nous procédons par essai et erreur et tentons de sélectionner des espèces qui résisteront à un climat chaud et humide tropical.

L'autre jour, j'observe des tâches blanchâtres sur les feuilles de tomates.  Je me rends dans "un magasin de médicaments agricoles", comme on dit dans le jargon burundais. Je présente l'échantillon de feuilles et l'ingénieur agronome qui me fait face, me conseille de traiter chaque plant avec un produit chimique, qui va combattre avec force la bactérie qu'il vient d'identifier, mais dont il a oublié le nom. 

Dès mon retour à la maison, je tape le nom du produit sur internet et constate avec effroi que ce produit a été retiré de la vente en France depuis plusieurs années et aurait rendu aveugles plusieurs enfants.
Après quelques recherches, j'identifie le champignon en cause.  Il s'agit d'oïdium, que l'on peut combattre naturellement à partir d'un dosage de lait et d'eau (1 dose de lait pour 9 doses d'eau, auquel on ajoute 2 cuillères à café de savon pour lutter contre les pucerons).

La solution est préparée, vaporisée sur les plants.  
On attend de voir si cette préparation naturelle sera efficace.
Affaire à suivre... 












samedi 16 février 2013

Vous pouvez commander chaque jour avant 10h au 71.89.77.90 ou via lespanierssaveurs@gmail.com

Produits frais, prêts à la consommation                    (emballées, nettoyés et désinfectés)
Assortiment de salades (sachet de 140gr) 1800 Bif
Roquette (sachet de 120gr) 1800 Bif
Tomates cerise (sachet de 300gr) 1800 Bif
Menthe (sachet de 40gr) 1200 Bif
Produits de bouche disponibles le vendredi
Caviar d'aubergines 3000 Bif
Aubergines grillées à l'huile d'olive 3000 Bif
Tomates marinées à l'huile d'olive                3000 Bif

vendredi 1 février 2013

Un grain de sel dans un océan ou une envie de contaminer la MIREC d'un enthousiasme débordant, c'est selon...

http://potagessaveurspourpanierssaveurs.blogspot.be



Waouwww, tout simplement génial. Quel bonheur de savoir que le projet PANIERS SAVEURS soulève un tel enthousiasme auprès de mes ancien-ne-s collègues adorés. Merci Anne pour cette belle initiative. J'ai emporté avec moi, l'esprit MIREC et m'inspire chaque jour de sa méthodologie et de son orientation résultats. 



Ici, le coaching et l'accompagnement prennent des formes diverses, mais sont tout aussi nécessaires que le combat que vous menez au quotidien. Finalement, malgré la distance et la différence, ne s'agit-il pas également de formation alternée version burundaise?

A quand un partenariat international? 



lundi 24 décembre 2012

Appel aux dons: le projet: en court, en bref, en résumé


Installée depuis peu à Bujumbura au Burundi avec ma famille, je suis en train de développer un très chouette projet de maraîchage sous le mode d’une entreprise d’économie sociale et solidaire.
Les besoins de la population et en particulier des femmes paysannes sont immenses et la demande en produits maraîchers « différents », savoureux et équitables réellement solvable.

Je me permets de vous solliciter, car l'association a besoin d’un petit coup de pouce financier pour faire décoller le projet. A présent, la production de légumes a déjà démarré avec 2 jardiniers-maraîchers. Les produits récoltés sont commercialisés en circuit court, auprès de quelques consomm’acteurs sensibilisés à la démarche.
Mais de quoi s’agit-il exactement?
“Paniers saveurs” est le nom de l’Association d’économie sociale et solidaire en maraîchage qui vient de voir le jour au Burundi.
 C’est en observant puis en côtoyant les femmes cultivatrices de la colline de Kavumu à Bujumbura la capitale, que l’idée a germé.
D’abord une idée, puis une envie puis une conviction et un projet : aider, soutenir, appuyer ces femmes dans leur combat quotidien pour leur survie et celle de leur famille.

Un projet GAGNANT – GAGNANT :
D’un côté, des femmes paysannes de la colline qui ont besoin d’un revenu.
De l’autre, des clients en demande de nouvelles saveurs et de légumes cultivés dans le respect de la nature et de la santé.
Entre les deux, un potager-chantier de 70 ares au bas de la colline et une équipe, débordante d’énergie, prête à relever tous les défis.





A partir de là, est né le concept « légumes FAIR TRADE » :
« PANIERS SAVEURS », ce sont de réels paniers en osier de fabrication locale qui seront commercialisés et garnis de légumes, produits selon les principes de l’agriculture raisonnée par les femmes paysannes de la colline.
La vente des légumes permettra à chaque travailleuse de gagner décemment sa vie.
Les bénéfices serviront au développement de projets collectifs définis par la communauté.


"Du potager à l’assiette" pour lutter contre la malnutrition chronique :
A terme, grâce à leur production sur parcelle, nous espérons introduire peu à peu les légumes dans l’alimentation quotidienne afin d’enrichir la ration, constituée quasi exclusivement de maïs, manioc, patates douces et haricots.
45% de la population souffre de malnutrition chronique, entre autre à case de ce déséquilibre alimentaire quotidien.

Entreprendre autrement pour développer des projets communautaires :
L’activité de maraîchage devra permettre de dégager un revenu pour chaque personne et les marges bénéficiaires seront affectées à des projets communautaires définis collectivement sur base d’une dynamique participative.

À propos du porteur de projet ?  ou à qui vais-je confier mon argent ?
Je me suis investie pendant plus de 10 ans dans la coordination de projets et d’équipes dans le secteur de l’insertion et la mise à l’emploi à Charleroi, en Belgique.
Il y a 2 ans, nous avons mené  lors de notre périple en famille à la voile et grâce aux dons récoltés, une action d’urgence en faveur des habitants de l’île à vache en Haïti.
A présent, je m’investis pleinement dans le développement du projet Paniers Saveurs et me suis entourée d’une équipe constituée de personnes ressources afin de mutualiser nos réflexions et expertises.
Plutôt hyper énergique, orientée défis et résultats, je veux faire le pari qu’il est possible de concilier la pertinence économique et la finalité sociale.

Envie de soutenir le projet ?
Soutenez-nous en achetant un panier virtuel par dons de 25, 50, 80 ou 100€ à virer sur le compte bancaire belge de Demeester/Paniers saveurs
IBAN BE79 0016 8654 2333    -    BIC GEBA BE BB ou via paypal, à partir du blog: panierssaveurs.blogspot.com.

Je me tiens à votre disposition pour toute information complémentaire --> lespanierssaveurs@gmail.com

mardi 18 décembre 2012

Un projet porteur de formation, de qualification et de revenus dans la durée


Former et qualifier des femmes de la colline de Kavumu afin qu'elles s’approprient des techniques culturales leur permettant d’améliorer le rendement de leur parcelle et au-delà de générer des revenus réguliers et une alimentation plus diversifiée, un moyen efficace pour combattre la malnutrition et ses conséquences graves : développement  physique et cérébral  moindres facteur de mortalité infantile importante (le paludisme tue beaucoup d’enfants avant l’âge de 5 ans).

L’entreprise d’économie sociale et solidaire de production de produits maraîchers “Paniers Saveurs” s’inscrit  résolument dans une dynamique communautaire construite sur une éthique respectueuse et égalitaire, un partenariat avec les acteurs locaux les femmes en particulier.





Très concrètement, ce projet se concrétise via la production et la commercialisation:

- Production de légumes sur le potager chantier à Kiriri dans un premier temps et on l'espère, sur potager familial dans la colline dans un second temps
- Transformation agro-alimentaire d'une partie de la production
- Commercialisation à Bujumbura de paniers en osier fabriqués localement garnis de légumes


L'efficacité formative d'une mise en situation de travail:
--> DU POTAGER:
Formation pratique sur potager chantier aux techniques culturales et à la commercialisation du produit
  • Préparation des buttes de culture, suivi des cultures
  • Semis et repiquage, récupération et conservation des semences
  • Mise en pépinière
  • Compostage, lutte naturelle contre les parasites et ravageurs
  • Optimalisation et calcul de rendement de parcelle
  • Cueillette
Transfert et appropriation des compétences sur potager familial par leurs pairs en développant une dynamique communautaire.
  • Optimalisation de la parcelle et des cultures vivrières et maraîchères
  • Culture de légumes dans la colline
  • Cueillette


--> à L'ASSIETTE:
Formation liée au traitement des légumes
  • Récolte, nettoyage, transformation agro-alimentaire
  • Emballage
  • Préparation des commandes destinées à la commercialisation
Formation en éducation à la santé:
  • Nutrition et diététique: alimentation de l'enfant de 0 à 3 ans, ration familiale équilibrée, valeur nutritive des aliments et impact sur la santé
  • Hygiène (en général) et hygiène alimentaire (en particulier)
  • Information planning familial, VIH, prévention malaria, ...

--> UN ACCOMPAGNEMENT:
Accompagnement pédagogique et social
  • Entretiens individuels
  • Gestions collectives sur des thématiques au choix
  • Apport matériel d'équipements nécessaires à la culture dans le cadre d'une relation contractuelle
  • Conseils